C'est un tweet de Maitre Eolas qui m'a permis d'atterrir sur ce billet de @quatremer. L'article en lui même n'est que trop succinct, mais l'ensemble des commentaires est très intéressant : on découvre des amalgames, des contre-vérités, mais surtout une lecture de l'histoire, pour les défenseurs d'une église et/ou de la religion chrétienne, totalement orientée par l'historiographie philosophique habituelle en France (je ne peux juger du reste de l'Europe, mais ce doit être identique sinon pire, l'église n'étant pas toujours séparée de l'état).
Alors, je vais vous livrer mon point de vue en quelques lignes, ce qui sera forcément réducteur : oui, l'église a soutenu quelques artistes, quelques savants, du moment qu'ils n'allaient pas trop à l'encontre du dogme et d'une remise en cause des "valeurs" chrétiennes, ou bien qu'ils allaient carrément dans son sens. Par contre, il ne faudrait pas oublier les condamnations pour hérésie, l'inquisition, les interdictions de livres, et ce même encore après la Renaissance, ni les autodafés et les destructions de tous les ouvrages et personnes colporteurs de courants de pensée n'allant pas dans le sens du dogme, depuis le IVème siècle.
C'est en détruisant toute trace d'opposition et de pensée alternative que l'église est parvenue à imposer son point de vue comme unique. Alors de là à oser déclarer que l'église a toujours soutenue les arts, sciences et le progrès en général, permettez moi de ne pas être d'accord.
